Apportez la preuve de votre antériorité sur une oeuvre grâce à la blokchain

Pourquoi choisir la blockchain pour protéger ses création ? 

Une création ayant acquis date certaine est une création horodatée et stockée de manière intègre. 

Or pour prouver l’intégrité d’une création il faut pouvoir prouver qu’elle n’a subi aucune altération depuis son enregistrement de sorte qu’elle en a conservé son état original lors de l’horodatage.

 

La solution dite « naïve » de la plupart des services d’horodatage :

 

Lorsqu’un prestataire reçoit une preuve de création, il conserve une copie du document avec la date, l’heure et l’identité du client. De cette manière, si l’intégrité du fichier est mise en cause, le client pourra comparer sa copie avec celle détenue par le prestataire. Si la copie du client et celle du prestataire sont identiques cela veut dire qu’aucune modification n’a été effectuée et que le client était bien en sa possession au moins au jours de la réception du document par le prestataire. La majorité des prestataires conservent cette copie sous forme électronique ou papier dans un endroit qu’ils contrôlent. Cela peut être sur des serveurs ou dans leur bureau. 

 

Le problème de cette solution c’est quelle oblige l’utilisateur à avoir confiance en son prestataire. En effet, dès 1991, Scott Stornetta et Stuart Haber parle de solution naïve et souligne que mise à part avoir confiance en ces prestataires, rien ne permet de prouver qu’ils n’ont pas modifiés, au cours de la conservation, les données conservées. Rien n’empêche le prestataire de service d’horodatage de s’accorder avec son client pour modifier la date de l’horodatage à fournir.

 

La solution apportée par la blockchain : 

 

A cette époque, la solution qu’il trouve consiste à publier la copie du document horodaté dans un journal à grand tirage ce qui rendait impossible pour quiconque, y compris pour eux-mêmes d’antidater ou d’altérer les dépôts . Il faudrait pour cela être en mesure de récupérer tous les exemplaires du journal en circulation et les remplacer par une version falsifiée. Le mot confiance disparait et la preuve devient mathématique. 

 

Heureusement, pour la blockchain, ces reproductions ne se font plus sur une multitude d’exemplaire d’un journal mais sur une multitude de serveur. Chaque évènement ayant lieu sur celle-ci est horodaté de la sorte. Pour illustrer ces propos, on peut comparer un événement ayant lieu sur la blockchain – exemple- le dépôt d’une œuvre d’art – à un événement ayant lieu dans le monde réel- exemple- un piano tombé du ciel. Dans cet exemple, la chute du piano sera bien plus facile à prouver si le piano a été vu place d’Opéra à Paris devant plus d’une centaine de témoins plutôt qu’aperçu dans une campagne par un seul habitant. Cette logique est la même pour une création. Plus les serveurs attesteront de leur version du fichier moins l’intégrité de celui-ci pourra être remise en cause. 

 

Mais pas n’importe quelle blockchain :

 

Attention cependant, les serveurs sur lesquels sont répliqués la création doivent être indépendant les uns des autres. En effet, si tous les serveurs sont contrôlés par une seule et même entité alors le problème reste le même, cette entité pourra modifier la copie de la preuve sur les serveurs qu’elle contrôle peu importe le nombre de serveur qui répliquent la preuve en question. 

 

Les blockchains ouvertes c’est-à-dire, permettant à n’importe quels utilisateurs de prendre part au fonctionnement du réseau garantisse à ces utilisateurs un niveau d’indépendance suffisant. Dans ces blockchains, plus il y aura d’utilisateurs plus la preuve sera robuste car il deviendra extrêmement difficile d’en prendre le contrôle. 

 

L’exemple le plus parlant est encore le scandale Ethereum de THEDAO. La majorité des utilisateurs voulaient modifier une preuve gênante inscrite dans la blockchain Ethereum. Pour faire cela, il aurait fallu que l’intégralité des utilisateurs possédant un serveur sur lequel était inscrit cette preuve accepte la modification. Cela n’a pas été le cas et les utilisateurs ont été obligé de créer une nouvelle blockchain en se basant sur une date antérieure à la preuve gênante qu’ils souhaitaient modifier ce qui a donné deux blockchain totalement autonome appelées aujourd’hui Ethereum classique ETC (gardant la preuve gênante) et Ethereum ETH (implémentant la modification).